De l’importance des fiches

J’ai commencé l’écriture de mon roman en faisant des recherches. Nombreuses, les recherches. Je ne voulais pas écrire une ligne tant que je n’avais pas fait des fiches concernant le monde dans lequel mes personnages évoluaient, des fiches sur les-dit personnages, et un plan des principaux lieux dans lesquels ceux-ci allaient être amenés à se déplacer. J’ai aussi à un moment donné fait un plan très détaillé de mon roman, avec le synopsis chapitre par chapitre.


 

Je me suis focalisée là dessus pour plusieurs raisons.

La première est que je suis très peu organisée. Faire des fiches, notamment le synopsis chapitre par chapitre, ça me permettait de mettre de l’ordre dans mes idées, de ne pas faire deux personnages qui se ressemblent trop.

La deuxième est que je suis du genre à oublier un « détail » hyper important. Par exemple, en personnifiant un lac de glace, j’ai écrit que la glace était éphémère, fondant au printemps, se reformant en hiver. Et puis, deux paragraphes plus loin, le lac était capable de supporter le poids de tanks même en été. Et évidemment, ça ne me posait aucun problème, jusqu’au moment où j’ai créé une fiche personnage pour la glace. Catégorie « âge » : euh… ah oui, c’est vrai, elle est présente toute l’année… *facepalm*

La troisième : cela me permet d’avoir toujours sous le coude des détails déjà utilisés plus tôt dans le texte. Parce que s’il y a quelque chose que je n’aime pas dans un texte/film, c’est les incohérences. Le personnage qui pousse le même juron dans toutes ses phrases, et qui tout à coup prononce une phrase dont la formulation ne lui colle pas au corps. Ou la fontaine qui est tantôt à droite, tantôt à gauche du chemin. Ou encore la grand-mère morte dix ans plus tôt au début du texte, que le héros appelle au téléphone en page 156 (ceci sans explications particulières, bien sûr).


 

Par contre, je n’y vois pas que des avantages.

Parce que cela nécessite de les réactualiser tout au long de l’histoire. Parce que nos héros vivent des aventures extra-ordinaires, cela les affecte, et change donc leur façon de penser, de s’exprimer, voire carrément leur physique. Se baser sur une fiche hyper détaillée du début du roman pour donner un détail à la fin du-dit roman, c’est le risque de faire comprendre au lecteur que malgré ce qu’il s’est passé, le personnage n’a pas évolué.

Parce que pour certains, une fiche trop détaillée peut générer un blocage plutôt que provoquer l’inspiration.

Et enfin, parce qu’à trop s’attarder sur les recherches et l’élaboration du roman, on en oublie parfois d’écrire. Ce qui est quand même le plus important. Parce que personnellement, je n’ai pas envie d’écrire une liste de descriptions physiques et de traits de caractères, mais des histoires.


Et vous, pourquoi utilisez-vous les fiches ? Comment faites-vous pour établir un équilibre entre les fiches hypra-détaillées (chapitre 1 – le héros est comme ça ; chapitre 2 – il évolue comme ça ; chapitre …) qui prennent trop de temps mais permettent de suivre l’évolution des persos, et les fiches tellement simples que l’on oublie les détails cités x pages plus tôt ?

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