écriture automa…quoi ?

Ici, je dis que j’ai retrouvé le monde de l’écriture automatique avec une facilité qui me paraît surprenante.

Apparemment, des petites recherches que j’ai fait sur le net,  l’écriture automatique est quand même très connotée spiritisme, parler avec les esprits, toussa toussa. Ouais. Bon, donc en fait mes écrits ne seraient pas vraiment les miens, ce sont les esprits qui hantent la maison dans laquelle je vis qui me soufflent mes idées. Certes.

C’est aussi utilisé pour faire un espèce de brainstorming apparemment. Quand vous voulez réfléchir à quelque chose, mais sans avoir d’idées précises qui viennent en tête. Enfin, pour moi, qui dit brainstorming dit idées qui se chevauchent, mais ne s’intriquent pas. Quand je créé en page 2 un personnage que je vais retrouver en page 50 sans l’avoir prémédité, pour moi c’est totalement autre chose.

Il paraît que ça marche bien en art-thérapie. Bon, après tout, l’écriture est mon exutoire à moi, mon défouloir, ma salle de sport, ma façon de canaliser mes émotions. Alors peut-être que je m’auto-traitais ma crise d’ado à l’époque.

Mais même sans raison, l’écriture automatique est quand même jouissive. Parce que, pour reprendre le spiritisme tiens, j’ai la sensation d’être complètement en transe quand j’écris. Le temps n’existe plus, je n’ai pas les yeux qui piquent, je ne sens pas que le stylo commence à me faire mal au bout des doigts, ni mon poignet qui fatigue. Je ne me pose pas de questions sur le pourquoi du comment, je laisse simplement mes personnages me guider. Comme si je n’étais que la lectrice d’une histoire, déjà toute prête au fond de mon esprit, que je retransmets simplement sur papier.

Bon, ça exige quand même des relectures. Enfin comme tous les premiers jets. J’ai peut-être plus tendance à faire des répétitions, des fautes d’orthographe. Mais je me surprends moi-même. J’arrive à me faire peur à moi-même lorsque je décris le monstre sanguinaire qui vient d’arriver sur les lieux. A sursauter quand « un bruit de verre cassé résonna soudain ». Et comme je le disais dans l’article sur l’AT Glace, la plupart du temps mes personnages m’amènent ailleurs que ce que j’aurais fait si j’avais travaillé en étant pleinement consciente. L’instinct, probablement.

Mettre la raison au placard, et écrire avec son cœur et ses sentiments plutôt qu’avec un stylo. Ca pourrait être ma définition personnelle de l’écriture automatique.

Bon après évidemment quand vous bossez sur un AT pour une nouvelle de 38000sec, et que tout à coup votre synopsis prend des allures de synopsis de roman… faut choisir : ralentir la cadence, ou changer de projet.

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